09/08/2007

9) Plus d'informations sur le triptyque

 

Le triptyque « Jonathan dans la villa romaine » 



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Technique:   mixed média sur panneaux de bois (triplex) sur armature 

                 bois.

Dimensions: chaque panneau fait 100cm X 80cm

Série:         m u s é e  i m a g i n a i r e

 

Il s’agit d’une confrontation se réalisant à l'intérieur même d'un tableau : deux techniques très différentes sont mises en présence sur le triptyque intitulé "Jonathan dans la villa romaine". Ce travail est prétexte à mélanger un nu traité à l'huile de manière réaliste (avec des fondus dans les couleurs) sur un fond représentant des personnages peints avec un médium aqueux à la manière de la fresque romaine, donc au trait.  J’évite le pastiche dans le sens où le pastiche n'est qu'une imitation très superficielle du sujet pastiché, souvent non compris.  Or, ici Je connais parfaitement la peinture grecque et romaine pour avoir pratiqué la peinture byzantine (*). De manière faussement ludique, le triptyque est une réflexion sur les mystères dionysiaques encore appelés mystères de Sémélé.

  

(*) Dans la peinture d'icônes, les images sont hiératiques et stylisées. Elles sont les lointaines héritières de la peinture grecque antique. L'origine de la technique de l’icône sur bois et une partie de son hiératisme a été plus particulièrement attribuée à l’art du portrait égyptien dans la tradition picturale grecque de l'école d'Alexandrie. Nous ne pouvons en effet nous faire une idée de la peinture grecque antique que par des sources indirectes: certaines fresques romaines, à Rome, à Pompéi ou à Herculanum par exemple, et les portraits du Fayoum en Egypte à l'époque des Ptolémée. Sur ce triptyque s'exprime donc une des préoccupations majeures du peintre: transfigurer les visages, peindre des êtres ouvrant grand les yeux sur la lumière de l’au-delà, les traits beaux et apaisés, rayonnants de lumière. Pour avoir étudié la mythologie gréco-romaine et plus particulièrement une des œuvres les plus remarquables de Pompéi, une fresque de la villa des Mystères, du IIe style pompéien, le peintre est fasciné par les mystères dionysiaques. Rappelons ce que le peintre Arnold Böcklin dit: que les tableaux de la Renaissance "font l'effet de vieilleries en regard de ces peintures antiques". Depuis la découverte de Pompéi, nombreux sont les peintres qui ont essayé, avec plus ou moins de bonheur, de reproduire cette peinture admirable. Malheureusement il faut bien reconnaître que la plupart du temps, un fiasco les attend. Ils ont beau essayer de reproduire les techniques matérielles exactes, cela ne suffit pas. En effet, la peinture antique grecque ne demande pas seulement des techniques matérielles bien spécifiques, mais aussi une bonne compréhension des canons iconographiques très complexes et particulièrement élaborés utilisés pour la représentation des visages et des vêtements antiques. La grande diversité d’expressions, de modes et de styles cache trop souvent au profane ces canons pourtant immuables dans ce type de peinture.

 

Pour voir une image du triptyque avec le masque: n° 10) en archives.

Voir la boîte du triptyque.

Voir le panneau de gauche du triptyque.

Voir le panneau central du triptyque.

Voir le panneau de droite du triptyque.


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