03/12/2007

46) Notions de base.

 

 

Notions de base.

 

(Voir n°45 avant de lire ce texte.)

 

ABORDER UN TABLEAU.

Il est impossible d’entrer vraiment dans un de mes tableaux si on ne parvient pas à quitter l'intellect pur. Dessin et tableau s’abordent avec l’hémisphère droit du cerveau, l’intellect avec l’hémisphère gauche du cerveau. Pour aborder ces tableaux il faut donc être Dionysiaque, dans le sens de la pensée de Nietzsche, où Dionysos s'oppose au rationalisme et à la métaphysique socratique comme le dieu affirmatif, personnifiant la sincérité de l'instant, le rire, en équilibre avec l'harmonie apollinienne.

 

Dionysos_mosaic_from_Pella Dionysos: mosaïque à Pella.

 

 

IMAGE.

l'image privilégie le choc de l'instant, comme un tableau ou certains moments d’une initiation dans l’antiquité: ce qui doit être révélé l'est à la rapidité de l'éclair, du coup de foudre. Cette première révélation n'empêche pas d'autres révélations plus lentes par le biais de la méditation par exemple. LA MUSIQUE OU LE LIVRE ne se révèle que dans le temps, celui de leur déploiement.

 

 

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'Icaros beta', détail d'un tableau (huile sur toile de lin, 100cm x 70cm), © Eric ITSCHERT.

 

 

SYMBOLE.

Le mot “symbole”(1) possède un très grand nombre de définitions mais je retiens celle qu’a donnée Jean Germain dans notre « Introduction au Symbolisme Bleu Constructif » : "Un symbole est un signifiant qui renvoie à un signifié qui ne peut être exhibé."

Le symbole indique une réalité cachée au-delà du visible. Le visible réfère à cette réalité invisible bien plus importante qui est telle la partie cachée d’un iceberg. Le symbole peut révéler le songe de l’artiste, intuition de ce qu’il y a au-delà du visible.

 

(1) L’origine du mot « symbole » provient des Grecs, « jeter ensemble », et pouvait désigner un signe de reconnaissance (signe, parole ou objet dont les deux parties s’emboitent parfaitement). A propos de l’objet, il s’agissait souvent au départ d’un petit vase brisé en deux parties. Deux personnes, qui avaient passé la nuit sous le même toit, conservaient chacune un morceau de l’objet, comme signe de reconnaissance et les enfants de ces deux personnes gardaient eux aussi le morceau de l’objet qui, si on pouvait le réunir un jour, formeraient de nouveau un tout.


 

 

 

 

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