09/06/2014

268) Trois travaux numériques...

...évoquant un monde parallèle.

 

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« Oosteinde », © Éric Itschert / Sabam

 

Ces trois illustrations évoquent un monde parallèle au notre, légèrement décalé, et pourtant pas vraiment très éloigné. Les villes y sont plus parfaites et plus belles, elles ne sont pas abimées. Elles portent des noms proches des nôtres, mais pas exactement les mêmes. Les couleurs, les parfums, les goûts et les textures des paysages sont plus vifs, plus intenses. Tantôt les paysages se complexifient énormément tantôt ils sont réduits à leur plus simple expression, selon l’humeur du moment des êtres qui y résident.

 

 

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 "Confidences sur la plage" © Éric Itschert / Sabam

 

Mais dans cet univers il y a aussi quelque-chose d’étrange, de lisse, auquel nous ne sommes pas habitués. Nous pouvons visiter ce monde dans nos rêves ou lors d’une séance d’hypnose, mais c’est difficile d’y rester en raison de son étrangeté. Ce monde peut être aussi déroutant qu’un rêve ; on y passe d’un lieu à un autre sans crier gare. On n’a pas nécessairement besoin de moyen de transport, l’âme peut décider où le corps va se poser. On n’a pas besoin de vêtements car la température est toujours idéale, sauf si on en décide autrement. Et si on porte quand-même des habits c’est en vertu d’habitudes prises dans une vie antérieure en un autre monde. Eh oui, « habitude » a la même racine que « habit ».

Techniquement ces illustrations sont entièrement virtuelles et ne correspondent à aucune réalité objective. Il n’y a aucun support matériel, ni papier ni peinture ni crayon. Je suis en train d’écrire des nouvelles qui se déroulent dans un monde parallèle et pourtant je sais que ces images n’illustrent pas le même monde parallèle. Elles sont inutilisables pour mes textes. J’ai fait récemment un splendide voyage dans l’ailleurs mais cet ailleurs ne correspond en aucune manière à ces illustrations. Prenons-les juste comme un jeu...

Une fois que le jeu cesse il n’y a plus rien d’autre que l’expérience. Prenons ce jeu comme évocation de माया, māyā, cette réalité changeante et insaisissable mais non fondamentale, qui nous sert à évoluer...

 

A la semaine prochaine ! 

 

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"Vive la liberté" © Éric Itschert / Sabam

Commentaires

Bonjour Eric

superbe la photos des termes d'Ostende...souvenirs d'avant...

ah habit habitude je n'y avais pas songé :)

tout est us et coutumes, je n'aime pas les coutumes

bon sous nos cieux l'habit est indispensable quoique ces derniers jours..

bonne journée Eric
bises*

Écrit par : nays | 11/06/2014

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Coucou nays,

Pour être plus précis, habit vient du mot latin "habitus", qui peut aussi bien signifier un état, une attitude, une manière d’être qu'une tenue. Or le mot latin "habitudo" (d'où notre mot "habitude") en était un synonyme mais pouvait aussi signifier "coutume".

Les coutumes donnent leur cohésion à une société, mais elles emprisonnent aussi. N'en soyons pas esclave; remettons-les constamment en question :D

Ici à Bruxelles il fait très chaud; je me réjouis de nager ce soir, vêtu du minimum, un petit slip de bain (hihi).

Vive le beau temps, je te souhaite une toute belle journée avec plein de soleil et (presque) pas d'orage! Bisous!!!

Écrit par : Eric-le-peintre | 11/06/2014

hello Eric

merci pour les explications approfondies

vrai que les coutumes donnent une cohésion mais je ne les aime quand même pas, je déteste les traditions les fêtes établies etc..un peu rebelle je suis par moment ;)

j'espère que tu as fait de beaux plongeons, j'ai habité toute mon enfance a côté d'un bassin de natation (on disait ça) mon surnom au bassin était le petit poisson, bébé ma mère tous les midis m'y emmenait :)

bonne journée Eric
bises**

Écrit par : nays | 12/06/2014

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C'était trop bon hier soir ^^ C'est une chance merveilleuse d'avoir une piscine olympique près de chez soi, propre et bien entretenue! En plus le personnel est génial, gentil et serviable! Bisous chère nays!

Écrit par : Eric-le-peintre | 12/06/2014

Tu nous fais rêver Eric. Il y a quelque chose d'onirique, de vierge et insaisissable, dans les univers parallèles dont tu parles. Je pense que la méditation permet d'accéder à ces rives et de se recharger mentalement. Comme toujours, dans tes "univers de l'idéal", sont présentes les colonnades et l'eau, comme si tout ton être tendait à l'équilibre, à la pureté du monde antique blanc et bleu.
Sur ta première photo je remarque avec un sourire qu'un petit coquin a garé son scooter sous le temple, c'est exactement ce que j'ai fait sous l'aqueduc romain de Chaponost. Pour laisser trace de mon passage, quoi ;-) Bisou et belle journée à toi !!

Écrit par : Thaddée | 12/06/2014

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Coucou Thaddée,
En effet la méditation nous révèle des dimensions insoupçonnées. Il me fallait une trace d'activité humaine dans cet univers de minéral et d'eau, d'où ce tout petit élément qui perturbe l'harmonie, comme pour la souligner, dans cette vue d'une Ostende imaginaire :D De même pour la bicyclette près de la cabane blanche dans le troisième exemple: c'est comme un fil conducteur à travers certaines de mes illustrations... :D Bisous!

Écrit par : Eric-le-peintre | 12/06/2014

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